Intrigue principale Seconde Générale

 
 

Retour avec la dame en noir

Pendant ce temps, un homme était grimpé sur une échelle en compagnie de Boris, une force étonnante l'attirait vers le haut du grenier ; la Jacqueline cuisinait devant la cheminée lorsqu'une tempête terrible se leva...

L'homme suspendu entre le sol et le plafond était âgé d'une quarantaine d'années et répondait au nom de Vladimir. Il habitait le village d'Athis. D'origine russe et de carrure imposante, il était soit disant venu en France pour rendre visite à son vieil ami d'enfance, il y avait quelques années de cela. Le village lui avait plu, il avait voulu y poursuivre sa vie, il était resté.
Vladimir semblait être un homme complexe. Il était grand et carré, " un vrai Russe ", comme on disait alors. Il était cependant d'un blond vénitien, ce qui semble assez rare chez un Slave. Malgré sa carrure impressionnante, ce fils de cosaque avait un cœur d'or. Il était capable de bouleverser la marche du monde pour soutenir sa famille ou ses amis. Timide, il avait pourtant un charme fou et savait s'entourer de belles femmes et de joyeux camarades. Mais à vrai dire, il n'avait plus vraiment d'amis. Depuis son arrivée en France, les seules personnes qu'il côtoyait étaient les membres de sa famille immmigrés avant lui et ceux de la famille de Boris. Vladimir ne parlait toujours pas français. Heureusement pour lui, Jacqueline était là.
 
Dans le village d'Athis, ce soir-là, les rues étaient désertes. Les villageois étaient occupés à travailler et à se réchauffer car l'hiver était rude. Avant que la tempête n'éclatât, Vladimir avait entreposé du bois, pour une petite somme d'argent, dans la grange de la voisine, Jacqueline, cette belle Jacqueline qui savait soutenir son regard et le comprendre, sans qu'il ait à parler. Quand l'échelle se mit à bouger, il s'apprêtait à réparer avec Boris l'une des planches de la trappe du grenier qu'il ne trouvait pas assez solide. Artisan fort et efficace, comme de nombreux Russes, il rendait depuis quelques années de menus services aux gens qui vivaient non loin de lui et qui ne s'effrayaient pas devant sa carrure et son étrange mutisme. Il était pauvre, comme la plupart des ouvriers de son époque. Ses grandes mains étaient écorchées et usées par les longues heures passées au travail, des années durant.
Perché sur l'échelle qui montait, telle une tornade, d'une manière inouïe, vers le grenier, Vladimir était paralysé par la peur. Une peur phénoménale, comparable à celle que l'on éprouve quand on découvre un cadavre. Il ne rêvait pas : l'échelle bougeait bien toute seule. Il n'avait pas bu, il n'était pas ivre. Les deux compagnons avaient, la veille, fini la vodka en évoquant les souvenirs de leur vie d'avant. Il n'y avait donc plus rien à boire. Il était parfaitement sobre et ne rêvait pas. L'échelle bougeait bien. Boris, témoin abasourdi, ne sachant que faire, savait pourtant qu'il ne pouvait aller chercher de l'aide : qui appeler ? Vladimir serait-il encore vivant quand il reviendrait ? Il aurait sans doute disparu dans le vieux grenier sombre qui ressemblait aux ténèbres. Boris décida donc d'accompagner son ami dans ce chaos et monta sur l'échelle à ses côtés. Une fois arrivés en haut, les deux hommes avancèrent à pas de loup dans le grenier, se serrant l'un contre l'autre, en espérant ainsi apaiser leurs craintes. Ils étaient dans le noir et ne voyaient rien. La trappe qui permettait d'accéder au grenier et par laquelle ils étaient passés se referma brusquement sans aucune raison. Ils ne comprenaient pas ce qui leur arrivait !
La peur était si grande qu'ils n'arrivaient pas à réfléchir afin de trouver une explication rationnelle à leur aventure. Boris eut alors une pensée pour sa femme, Jacqueline. Il se demanda ce qu'elle pouvait bien faire. Il se disait que maintenant qu'il se trouvait là, elle n'arriverait jamais à le retrouver.
 

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Résumé
A suivre !